Présentation de FATOMA


DESCRIPTION DE LA COMMUNE DE FATOMA

Le Mali est situé dans l’hémisphère Nord du continent africain en plein cœur de l’Afrique occidentale. Sans façade maritime, le Mali couvre une superficie de 1 241 000 km2, soit 2,2 fois la France. Le pays partage ses frontières avec sept états : l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire,  la Guinée, le Sénégal et la Mauritanie.


Carte du Mali

 

La commune de Fatoma est l’une des 15 communes du cercle Mopti (V° Région), ville située à une vingtaine de kilomètres. Depuis la décentralisation, suite à un découpage géographique, la commune de Fatoma est devenue la capitale de l’arrondissement des soixante douze villages qu’elle forme avec la commune de Kounari (32 villages) qui la limite au Nord et la commune de Bassiro (6 villages) qui la limite à l’est. Elle est également frontalière au sud et à l’ouest avec les communes de Socoura et de Pignari (cercle de Bandiagara).

La commune de Fatoma bénéficie d’une position favorable par rapport aux grands centres que sont Mopti, Sévaré, Kona, Somadougou, etc. Cette situation est surtout confortée par la RN16 qui traverse la commune, route nationale reliant Sévaré à Gao.

Sur une superficie de 11 112 Ha, et pour une population de 24 595 habitants, la commune de Fatoma se divise en 25 villages plus ou moins proches géographiquement du chef-lieu Fatoma.

Cette répartition relève la configuration suivante :

- 56% des villages (soit 14 sur 25 villages) sont situés dans un rayon de 10 km
autour du chef- lieu.
- 3 villages (Sassourou, Samaloye et Trompessé) sont entre 10 et 19 km du
chef-lieu.
- 2 villages (Dégou et Kondioli Maoudé) sont entre 20 et 29 km du  chef-lieu.
- 3 villages (Gninankou, Saré-Déra et Gadari) sont situés au-delà
de 30 km du chef-lieu.

>NB : Les autres villages sont Danna, Badiongo, Boumboukoré, Daladougou, Desséré, Diaborki, Diambadougou, Fatoma, Komboko, Koriyawel, Sabé, Thy, Koumbel-Gaoudé, Niacongo, Tiaboly, Adjouma, Sangoubaka-Djennéri.

 

Répartition des villages

 

Le climat est de type aride soudano sahélien. Deux saisons rythment la vie à Fatoma :

-la saison sèche entre octobre et juin avec une température avoisinant les 35° le jour et 15° la nuit
-la saison des pluies entre juillet et septembre avec des températures plus élevées proches de 45° le jour et 30° la nuit.

La moyenne pluviométrique annuelle, variable d’une année à l’autre, tourne autour de 350 à 400 mm. Le cumul pluviométrique de l’année 2009 est de 472,5mm selon les données locales de l’ORM.  Les pluies sont parfois dévastatrices mais indispensables à la reconstitution des nappes phréatiques et l’irrigation du sol.

La population est essentiellement concentrée dans trois villages à savoir Fatoma, Thy et Niacongo (plus de 1000 habitants chacun), Gadari, Diambadougou et Boumboukore (plus de 500 habitants chacun), les autres villages ne dépassant pas les 200 à 350 habitants. Cette population est assez jeune et comme pour respecter la structuration nationale, elle est majoritairement féminine.

La population est essentiellement composée de Diawandos  commerçants, de peulhs éleveurs, de Rimaibés et Bobos agriculteurs, de Bozos pêcheurs.

La population de la commune de Fatoma se présente comme suit (source DRSIAP MOPTI) :

LOCALITE

NOMBRE DE MENAGES

NOMBRE D’HOMMES

NOMBRE DE FEMMES

POPULATION EN 2009

POPULATION EN 1998

TAUX D’ACCROISSEMENT

FATOMA

4 552

11 788

12 807

24 595

11 452

7,2

 

La religion majoritairement pratiquée est l’islam. Chaque village possède sa mosquée en général. Quelques familles catholiques côtoient l’église de Fatoma.

La mairie de Fatoma est composée d’un organe exécutif représenté par le bureau communal, d’un organe délibérant qu’est le conseil communal et des commissions techniques qui sont : Etat civil et recensement, Economie, Finance et Domaine, Education et Santé, Environnement, Sport art et culture.

 

 

 

 

 

 

 

ANALYSE DE  SITUATION

 

Analyse socio économique

Les potentialités et atouts de développement sont assez nombreux.  Ils sont décrits par les indicateurs ci après :

Tableau n°1. Les indicateurs socioéconomiques de la commune

 

SOUS-SECTEURS

INDICATEURS

VALEUR ACTUELLE

Démographie/ Administration

Population nombre total

24 595

Nombre Hommes

11 788

Nombre Femmes

12 807

Nombre villages

24

Superficie de la commune

11 112 Ha

Elus

17

Eaux de surface

Cours d’eau

1 yamé

Contraintes

Faiblesse des crues

Etat

Faiblement maîtrisées

Agriculture

Superficies cultivables

8427ha

Superficies cultivées

8098 ha

Nombre UPA

8500

Charrues

225

Charrettes

927

Rendement riz

800 kg/ha

Rendement mil

700 kg/ha

Rendement mais

800 kg/ha

Rendement sorgho

970 kg/ha

Rendement niébé

550 kg/ha

Elevage

Bovins

11517

Ovin/caprins

8747

Arsins

2211

Camelins

11

Volaille

56 805

Marché à bétail

1

Parcs de vaccination

1

Piste de parcours

1

Commerce

Marché hebdomadaire

1

Nombre de boutiques

21

Produits échangés

Bétail, produits alimentaires (vivres), matériel domestique

Education

Nombre d'élèves scolarisés

1737

Nombre d'élèves filles scolarisés

951

Nombre d'élèves garçons scolarisés

786

Nombre d'élèves filles et garçons médersas

206

Santé

Taux de natalité

1,3

Taux de mortalité

-

Taux de couverture vaccinale

80

Taux de prévalence du paludisme

-

Taux de mortalité infantile

4%,

Taux de mortalité maternelle

0,5

Taux de consultations prénatales

-

Hydraulique

Nombre d’adduction d’eau

1

Nombre bornes fontaines

4

Nombre puits traditionnels

900

Nombre puits améliorés

6

Nombre puits à grand diamètre

14

Nombre forages

29

Infrastructures et équipements

Magasins stockage

18

Auto gare

1

moulin

13

Axes routiers

Route bitumée

40 Km (RN16)

Pistes améliorées

5 km

Pistes saisonnières

5 km

 

Agriculture

L’agriculture occupe la plupart des bras valides de la commune. Cependant ce sous-secteur est tributaire des aléas climatiques (faiblesse et mauvaise répartition de la pluviométrie et des crues).

Dans la plupart des villages les cultures maraîchères sont réservées exclusivement aux femmes, ce qui contribue à l'amélioration du régime alimentaire des ménages. Par rapport à la position stratégique de la commune, c'est à dire sa proximité du centre urbain de Mopti, gros consommateur de produits maraîchers, tout le  potentiel aménageable n’est pas suffisamment exploité. Ce domaine d’activité est d’ailleurs mal encadré.  Or cette filière très porteuse pourrait apporter une bouffée d'oxygène à l'économie de subsistance de la commune.  Le niveau d’équipement des UPA est moyen. L’accès à l’équipement agricole est rendu possible par la disponibilité des matériels, des animaux de trait et autres instants sur le marché local  et à Mopti. Le mode d’accès à la terre est de type traditionnel .Il est géré par un régime coutumier qui bénéficie généralement de l’encadrement des services techniques en l’occurrence l’ORM. Le rôle joué par les femmes dans la production agricole est très important dans cette commune, car elle participe au désherbage et au battage qui en sont des étapes déterminantes. La production maraîchère quant à elle, bien qu'étant de subsistance est entièrement fournie par ces dernières organisées en groupements par village. Notons que des contraintes existent cependant. Il s’agit de :
- La pauvreté des sols
- Les aléas climatiques  se traduisant par une insuffisance de pluies et des crues
- Les difficultés liées aux coûts et sources d’approvisionnement
- Les maladies phytosanitaires telles que le mildiou et le charbon surtout sur les cultures sèches. Au niveau des  plaines rizicoles c’est une infestation des plaines rizicoles  par les nuisibles.

 

Elevage

Toutes les ethnies de la commune pratiquent l’élevage. Le type d’élevage extensif est le plus courant,  ce qui explique le départ des animaux une partie de l’année vers le bourgou.
Les produits commercialisés sont le lait et ses dérivés au niveau des villages de proximité, le centre urbain de Mopti / Sévaré.
La femme joue ici aussi un rôle important : la vente du lait et ses dérivés lui est surtout   réservée. Mais de plus en plus certaines femmes entreprennent des activités d'embouche ovine et même bovine.
Les principales difficultés du secteur d’élevage se résument comme suit :
- La faible fonctionnalité de la coopérative des éleveurs ;
- Malgré l'importance du cheptel, l'élevage reste tributaire aussi des aléas climatiques à cause de son caractère extensif ;
- Le faible taux de couverture vaccinale animale
- Une faible proportion d’éleveurs pratique la complémentation alimentaire du bétail.
- La gestion des troupeaux est confiée aux Peulhs qui se sont confinés dans la fonction de gardiennage et de gestionnaire.

 

Pêche

Dans le domaine de la pêche, la commune de Fatoma est hautement dépendante du village de Dakawomina qui relève de la commune rurale de Kounari voisine. Les opérateurs dans ce sous-secteur sont les commerçants, grossistes et  détaillants. Il n'y a pas d’étang piscicole ni de mares aménagés dans la commune. C'est le ban côtier de Diambadougou et les casiers de l’office riz qui constituent les principaux lieux de pêche. L’implication des femmes est importante dans le secteur. Elles assurent les négociations et les  transactions avec les commerçants d'une part et d'autre  part elles font les opérations de tri après la pêche et décident de la répartition des produits et de leur transformation.

 

Cueillette et Exploitation forestière

Elle est pratiquée par les femmes dans le domaine forestier et concerne les feuilles et fruits des arbres comme le baobab, l’acacia albida, le tamarinier ainsi que le bois de chauffe. En matière de gestion des ressources forestières, malgré la mise en place de brigades de surveillance dans les villages, l’exploitation demeure de type incontrôlé. Les femmes pratiquent les activités domestiques et agricoles. A coté de cela, il faut signaler la cueillette, le petit commerce et le jardinage qu’elles pratiquent grâce aux nombreuses sources d’eau de la commune et à l’appui des partenaires au développement.

 

Les secteurs sociaux

Les secteurs sociaux qui regroupent essentiellement la Santé, l’éducation et l’hydraulique font l’objet d’attentions particulières de la part des autorités communales.

 

Le secteur de la santé reste confronté à la forte mobilité des populations et à leur faible accès aux structures de Santé. La situation sanitaire n’est pas des mieux loties au regard des données du tableau ci-dessous :

 

.Indicateurs

Normes

Valeurs

Actuelles

Sources

Taux de natalité

1,30 %

1,30 %

CSCOM de Fatoma

Taux de mortalité

-

-

Taux de couverture vaccinale

80 %

80 %

Taux de prévalence des maladies diarrhéiques

20 %

20 %

Taux de prévalence du paludisme

60 %

60 %

Taux de prévalence contraceptive

2 %

2 %

Taux de mortalité néo-natale

2 %

2 %

Taux de mortalité infantile

4 %

4 %

Taux de mortalité infanto -juvénile

5 %

5 %

Taux de mortalité maternelle

0, .5 %

0,5 %

Ratio médecin / population

0 %

0 %

Ratio infirmier / population

1

1

Ratio matrone / population

1

1

Ratio sage femme/population

0

0

Ratio aide -soignants / population

3

3

Ratio vaccinateur / population

3

3

Ratio centre de santé/population

3

3

Ratio pharmacie et/ou dépôt/population

3

3

Taux de fréquentation des centres de santé

100 %

20 %

% de population ayant accès aux structures de santé à moins de 5 km.

60 %

60 %

% de population ayant accès aux structures de santé à moins de 15 km.

30 %

30 %

Taux de consultations prénatales

80 %

30 %

Taux d’accouchements assistés

80 %

80 %

Taux de consultation post natale

80 %

2 %

Taux de malnutrition chronique (enfants de moins de 5 ans)

20 %

20 %

Taux de prévalence du VIH /SIDA

-

-

Taux de mortalité au VIH/SIDA

-

-

 

Dans le domaine de l’éducation, la commune avec un taux de scolarisation des filles 64,53 demeures encore moyenne. Il en est de même pour l’alphabétisation dont le taux est d’environ : 55 %.Ainsi le secteur de l’éducation se présente ainsi qu’il suit (source CAP : rapport de rentrée année scolaire 2009-2010) :

 

 

 

EQUIPEMENT SCOLAIRE

Commune

Premier Cycle

Second Cycle

Médersas

Jardin d'Enfant

Total

Fatoma

Fatoma A

Ibrahim BA

Ganima Faad Zahim

J.E Fatoma

 

Fatoma B

 

 

 

 

Diambadougou

 

 

 

 

Niacongo

 

 

 

 

N'Gadari

 

 

 

 

Dégou

 

 

 

 

Sabé

 

 

 

 

Gninankou

 

 

 

 

Thiaboly

 

 

 

 

Total Commune

9

1

1

1

12

SITUATION DES MAITRES ET DES ELEVES PAR ECOLE DE LA COMMUNE

Commune

Ecoles

Nombre de cours

Maîtres prévus

Maîtres présents

Maîtres en plus ou moins

Elèves prévus

Elèves présents

Élève plus ou moins

Fatoma

Fatoma A

7

7

7

0

400

411

11

Fatoma B

6

6

7

1

302

302

0

Diambadougou

6

6

5

-1

200

157

-43

Niacongo

6

7

6

-1

260

244

-16

N'Gadari

6

3

2

-1

100

100

0

Dégou

3

3

2

-1

122

122

0

Sabé

3

3

2

-1

76

76

0

Gninankou

6

6

7

0

206

206

0

Thiaboly

6

6

7

1

138

119

-19

Total Commune

49

48

45

-3

1804

1737

-16

ETAT DES ECOLES DOTEES DE CANTINES

Communes

Ecoles

Nombre de pensionnaires

Partenaires

Garçons

Filles

Total

Fatoma

Niacongo

130

124

254

PAM

Sabé

40

36

76

CRS

Dégou

50

72

122

CRS

 

L’eau

En matière d’approvisionnement en eau potable, la commune de Fatoma dispose de quelques infrastructures hydrauliques. Le principal cours d’eau est le Yamé qui traverse la commune sur une distance de 25 kilomètres.

Il est à noter une insuffisance criarde de points d’eau pastoraux pour le bétail qui s’abreuve le plus souvent à partir des puits villageois. La couverture en eau potable est insuffisante comme le montre le tableau (sources DRHE) ci-après :

 

Indicateurs

Normes

Valeurs actuelles

Taux de couverture des besoins en eau potable


30 %

Nombre de puits traditionnels


900

Nombre de puits améliorés


6

Nombre de puits à grand diamètre


12

Nombre de forages équipés avec une pompe manuelle


29

Nombre d’adduction d’eau


1

Bornes fontaines


4

Pompes solaires


0

Autres (châteaux d’eau…)


1

 

 

Transport et communication

La commune de Fatoma jouit de sa proximité avec Sévaré à travers la route nationale No16 qui fait d’elle l’une des communes du cercle le plus accessible en toute saison. Les villages de l’intérieur ne sont reliés au chef lieu de commune que par des pistes impraticables pendant la saison des pluies. Les moyens de transport les plus utilisés sont les charrettes. Elles servent de moyen de transport des personnes et des biens. Les communications officielles sont assurées par le réseau administratif de commandement (RAC) du Sous-préfet et celui du CSCOM. La couverture téléphonique est assurée par les réseaux de téléphonie mobile Malitel et orange.

 

L’organisation sociale et le régime foncier

L’organisation dépend en grande partie des pratiques coutumières. L’appartenance des terres repose sur le système du premier occupant. La gestion du reste du terrain relève du chef de village.


Les structures et services intervenants

Les structures qui interviennent dans la commune sont les ONG ACTION MOPTI principal partenaire chargé de l’encadrement de la commune dans la consolidation du processus de la décentralisation à travers le PGP II. D’autres structures comme l’Association EVEIL, Planète Urgence, Planète Verte, MELM, UICN, AMPRODE SAHEL, le CIVM entre autres qui accompagnent dans la commune dans son développement.

Chacune de ces structure/services intervient dans son domaine de  compétences comme indiqué dans le tableau ci après :

 

STRUCURE/PROGRAMME/PROJET

DOMAINES D’INTERVENTION

Observations

ACTION MOPTI

Appui en gouvernance locale et en décentralisation

Partenariat formel dans le cadre du PGP II

ASSOCIATION EVEIL

Alphabétisation


UICN

Environnement


MELM

Multisectoriel


AMPRODE / SAHEL

Education

Partenariat formel dans le cadre du PRADDE-PC

Coopération décentralisée RHEU

Multisectoriel


CIVM

Multisectoriel

Projet de réalisation de ferme école

Planète Urgence

GRN

Reboisement

ORM/PADER

Riziculture

Organisation paysanne

Formation paysanne

GRN


Planète Verte

Protection des végétaux et de la nature

Reboisement

Association DEWRAL E GOLLE

Santé (projet SIDA)

Solidarité et travail

CIVM

Décentralisation : Appui technique et financier

Projet SAFIC

 

Les investissements collectifs existants

La commune de Fatoma peut être considérée comme une commune émergente si l’on s’en tient aux différents équipements collectifs réalisés depuis le démarrage de la décentralisation. En effet, il y’a eu assez d’équipements collectifs réalisés sur fonds propre, souvent à partir du droit de tirage mobilisé auprès de l’ANICT et dans la plupart des cas fruit du partenariat avec les PTF de la commune. Aussi il faut noter avec satisfaction l’appui des différents programmes et projets y compris gouvernementaux qui sont entrain de faire évoluer la commune vers un niveau moyen de développement comme en atteste certains indicateurs socio-économiques. Il faut signaler enfin avec satisfaction que les partenaires de la coopération décentralisée notamment français dans le cadre du jumelage sont très actifs dans cette commune.

 

 


Mis à jour (Vendredi, 08 Octobre 2010 12:20)