Activités maintenues sans financement malien 2008-2010
LES ACTIVITES MENEES
La lutte contre le VIH/SIDA est devenue un souci majeur de la population des 3 communes qui composent l’ex- arrondissement de Fatoma. L’APECF (Association des pairs Educateurs de la Commune de Fatoma) étant une organisation communautaire regroupant les villages des trois communes n’a ménagé aucun effort pour s’investir dans cette lutte afin de conscientiser ses membres et faire de la lutte contre le VIH/SIDA un combat commun en vue d’y éradiquer ce fléau
CARTOGRAPHIE DES COMMUNES
La commune de Fatoma compte 24 villages pour 11630habitants
La commune de Kounari compte 23 villages pour 11519 habitants
La commune Bassiro compte 6 villages pour 1668 habitants
L’ensemble des 3 communes est subdivisé en 6 zones d’intervention de l’APECF. Chaque zone est composée d’un certain nombre de villages. Chaque village dispose d’un bureau actif de lutte contre le VIH/SIDA. L’ensemble des bureaux a été formé sur les techniques de communication et d’animation en matière du VIH/SIDA pour devenir des pairs éducateurs chargés des animations dans leurs villages respectifs.
Ces trois communes étaient auparavant un seul arrondissement partageant les mêmes traditions, normes et vécus. La situation géographique nous a motivé pour unir les trois communes en une seule famille.
ORGANISATION
Dans le cadre de la mise en place du Conseil Communal de la Lutte contre le Sida (CCLS) il a été procédé à la mise en place du comité actif villageois de lutte contre le sida en premier lieu auquel nous avons voulu intégrer les deux communes avoisinantes de Kounari et Bassiro. La lutte s’étend ainsi au sein de tous les 62 villages dépendants de la Sous Préfecture de Fatoma Kounari Bassiro.
OBJECTIFS MIS EN PLACE
Coordonner et unir les efforts pour mener ensemble la lutte contre le sida.
Notre option face à ce fléau est celui de la mise en commun de nos énergies, moyens et expériences à travers une seule instance de coordination et un système d’approche traditionnelle répondant à la réalité de notre milieu.
Nous pensons qu’aucune de nos trois communes ne peut gagner seule la lutte contre le VIH/SIDA. Cette vision repose sur les capacités d’un organe de coordination intercommunal fort dont le rôle serait de «faire ou d’inciter à faire» à travers la réalisation des activités de sensibilisation avec tous les acteurs impliqués de l’ensemble des trois communes. Elle exige une mise en commun des énergies, des moyens et des expériences pour enrayer ce fléau avec uns seule stratégie d’approche, un seul organe de coordination.
La fusion des trois communes en un seul organe: Le 18 décembre 2008 c’est dans cette direction que nous nous sommes attelés pour réaliser cet objectif et procéder à la mise en place d’un bureau du Conseil Inter Communal de Lutte contre le VIH/SIDA (CICLCS). Ce conseil inter communal est présidé par le maire de la commune de Bassiro Mr BOCAR CISSE, conseiller national au niveau du haut conseil national des collectivités locales. Il est secondé par deux vices présidents dont le maire de la commune de Kounari , Mme OUMOU DEMBELE, ex pair éducateur du VIH/SIDA et le maire de la commune de Fatoma, Mr BAMAGAN MAIGA fondateur de l’APECF , première personne ayant dénoncé pour la première fois le VIH/SIDA dans l’ex-arrondissement de Fatoma.
Le CICLCS dispose d’un coordinateur Mr OUMAROU MAIGA.
La composition du conseil intercommunal du (CICLS) qui tient compte de l’égale participation des trois communes prend sa source dans les organes de coordination décentralisés à savoir:
STRATEGIES MISES EN PLACE
Chaque village a constitué un bureau dénommé comité actif villageois de lutte contre le VIH/SIDA (CAVLCS).
Chaque bureau mis en place a désigné un délégué afin de mettre en place le bureau du conseil communal de lutte contre le sida CCLCS.
Chaque (CCLCS) des trois communes a été représenté par un certain nombre de délégués pour constituer le bureau du conseil intercommunal de lutte contre le sida (CICLCS)
FORMATIONS
Après la mise en place et la formation des bureaux villageois, nous avons effectué des formations envers les différents conseils communaux des trois communes.
CONCERTATIONS
Nous avons ciblé les femmes enceintes et les associations féminines pour les impliquer dans le processus de cette lutte en organisant des journées de concertation autour de la problématique du VIH/SIDA. L’objectif recherché était de promouvoir la PTME (Protection Mère et Enfant) à travers la CPN (Consultation Pré natale) des femmes enceintes.
Par rapport au CPN, les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA dans les villages seront chargés de:
- Mobiliser les femmes enceintes pendant les CPN en stratégie avancée dans les villages
- Sensibiliser les familles sur la prévention du VIH/SIDA à travers le dépistage volontaire pour sauver non seulement la femme mais également son bébé si toutefois le test s’avérait positif.
- Suivre toutes les femmes enceintes ayant atteint le terme pour qu’elles aillent accoucher dans les CSCOM.
L’IEC/CCC AU NIVEAU DE L’ECOLE
Notre organisation collabore avec les écoles. Nous avons établi des calendriers de travail qui permettent à nos agents d’intervenir dans les classes des écoles fondamentales à raison de trois heures par semaine pour la sensibilisation des élèves. Ce calendrier est renouvelé chaque année. Nous avons élargi ces activités dans les écoles des autres communes KOUNARI et BASSIRO. L’objectif recherché est de faire que l’école soit un carrefour où plusieurs jeunes se retrouvent et partagent ensemble leurs vécus et problèmes quotidiens. L’information est ainsi mieux véhiculée. Ils peuvent aussi être sources d’information auprès des parents et de la population. Ces jeunes messagers peuvent amener d’autres jeunes sexuellement actifs à s’abstenir ou à se protéger en utilisant le préservatif. C’est pourquoi nos tournées dans les écoles ont été accompagnées par la démonstration du port de condom et la distribution en quantité auprès des enseignants et des élèves du second cycle.
L’IEC/CCC DES GROUPES A HAUT RISQUE
Les activités sont riches auprès des cibles à haut risque à savoir:
Les marchands de bétail, les coxers, les transporteurs
Le parc à bétail de Fatoma est le plus important dans la sous région, raison pour laquelle l’exportation du bétail vers les pays limitrophes est très accentuée. Cela a favorisé la présence régulière de cette population cible dans le milieu. Il faut aussi reconnaître que cette présence a augmenté le nombre de vendeuses ambulantes.
Compte tenu de ces facteurs, nous avons voulu approcher ces cibles à travers des rencontres d’échange et de sensibilisation suivies de démonstration et distribution de préservatifs pour clôturer ces activités.
RECYCLAGE DES ACTEURS DE TERRAIN
Nous avons focalisé tous nos efforts sur les recyclages des acteurs sur le terrain à savoir, les relais villageois, les membres des comités actifs villageois de lutte contre le VIH/SIDA. Ces formations de recyclage ont été exécutées
L’objectif est de renforcer les capacités de ces acteurs sur le terrain

SUIVI DES ACTIVITES SUR LE TERRAIN
Nous avons procédé à des suivis sur le terrain dans l’ensemble des villages des trois communes. L’objectif assigné est de voir l’évolution des activités d’animation des acteurs, d'en recenser leurs besoin logistiques et d’apporter des conseils et autres expériences en matière de lutte contre le VIH/SIDA.
SENSIBILISATION DANS LES CSCOM
Nous avons repris les activités en organisant des sorties de sensibilisation dans les trois CSCOM de Fatoma/Niacongo/Sampara pour renforcer la compréhension des populations sur les voies de transmission et de prévention du VIH/SIDA sans oublier les voies de non transmission mais aussi renforcer davantage la participation des femmes enceintes aux CPN /Dépistage volontaire.
RENCONTRE DES RESPONSABLES DES ZONES D’INTERVENTION
Compte tenu de la cartographie des trois communes en six zones, la sensibilisation sur le VIH/SIDA couvre toutes les zones. C’est pourquoi nous avons rencontré les responsables des zones pour discuter des activités que ces zones peuvent faire dans leurs villages respectifs. L’objectif assigné est de donner plus de responsabilités aux acteurs des zones sur le plan stratégique de notre lutte contre le VIH/SIDA dans nos trois communes.
JOURNEE DE LANCEMENT REGIONAL DE LUTTE
CONTRE LE SIDA
La commune de Fatoma a été retenue pour le lancement régional de la lutte contre le VIH/SIDA le 10 décembre 2009. Un tel choix a motivé la population à augmenter encore plus ses efforts dans ce combat. Le lancement de cette journée sollicité avec la concertation du CCDV de Fatoma a permis une visite des locaux du centre.

RECYCLAGE DES ACTEURS
Toutes nos activités sont focalisées sur les recyclages de nos acteurs sur le terrain. Ceci nous a permis d’avoir plus de personnes motivées et volontaires voulant s’associer à nous pour mener ensemble cette lutte. Parmi ces personnes nous avons identifié des cibles à haut risque notamment les jeunes joueurs de football, les accoucheuses traditionnelles, les exciseuses.
Nous avons actuellement 95 femmes exciseuses des trois communes.
70 femmes accoucheuses traditionnelles des trois communes.
48 jeunes âges de 15 à 25 ans
venus des différentes communes pour adhérer à cette cause commune
LA DISTRIBUTION DE PRESERVATIFS
Les préservatifs ont été des compagnons fidèles de nos équipes d’animation dans les villages. A chaque sortie nous procédons à la démonstration et à la distribution gratuite de préservatifs à la population.
Aujourd’hui le préservatif est réclamé ouvertement dans nos villages par les jeunes et même certains adultes. Des choses extraordinaires se produisent chaque fois qu’on procède à la distribution des condoms dans nos villages notamment que de vielles personnes réclament des préservatifs pour leurs enfants, que des jeunes réclament des préservatifs devant leurs parents, que des femmes mariées y soient également favorables tandis que leurs filles réclament pour leurs petits copains. Il est très important qu’on sache aujourd’hui en milieu rural que les choses ne sont plus comme elles étaient il y a dix ou quinze ans, époque où le préservatif tout comme le SIDA était considéré comme un tabou.
C’est pour cette raison que nos campagnes de distribution ont réussi à comptabiliser 50 cartons de 1120 unités de préservatifs au compte des populations durant l’année 2009 et 2010 soit 56 000 unités distribuées.
Mis à jour (Lundi, 18 Juillet 2011 05:31)



