Projet sida
Nom de L’Organisme : Association des Pairs Educateurs de la Commune de Fatoma (APECF)
Statut Juridique : Apolitique et non lucratif
Titre du projet : Sensibilisation et dépistage volontaire du sida
Adresse : Fatoma, BP 131 Sévaré
Personnes de contact : Mr Oumarou Maïga / Mme Maïga Florence Delon
Cellulaire : 65817515 / 74038355 / 66036967
E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Zones d’intervention du projet : Les 3 aires de santé de Fatoma/Niacongo/Sampara
Durée du projet : 36 mois
Nombre de villages : 53
Cout total du projet : 75 445 940 FCFA
Montant du financement demandé : Soixante quinze millions quatre cent quarante cinq mille neuf cent quarante FCFA
Compte bancaire : Siège BNDA Sévaré
Numéro compte : 500001209400
L’OBJECTIF GENERAL
Renforcer et pérenniser les acquis à travers les activités de sensibilisation et du conseil dépistage volontaire dans l’ensemble des trois aires de santé dont l’ouverture du centre a permis à quelques activités d’êtres menées jusqu’alors.
LES OBJECTIFS
Sensibiliser les populations sur le conseil et dépistage volontaire du VJI/SIDA
Suivre les personnes séropositives pour leur réinsertion et regroupement en association PV/VIH.
Promouvoir la PTME par la sensibilisation et l’implication des femmes enceintes sur le conseil et dépistage volontaire du VIH/SIDA pendant le CPN
Promouvoir l’usage du préservatif par les jeunes sexuellement actifs.
Renforcer et étendre les activités d’animation, en milieu scolaire en impliquant les enseignants, élèves et parents d’élèves mettant l’accent sur la communication intergénérationnelle.
RESUME DU PROJET
Le projet se situe dans le cadre de la continuité des activités de sensibilisation et du conseil dépistage volontaire du VIH/SIDA avec l’implication totale des communautés des trois communes de Fatoma, Kounari et Bassiro à travers l’organisation interne de leurs acteurs de terrain et la création des antennes CCDV dans les CSCOM.
LE DOMAINE D’ACTIVITE
Le présent projet s’adresse directement à la population des aires de santé des trois communes surtout aux chefs de familles où le sororat et lévirat sont très répandus, où l’éducation sexuelle est considérée comme un tabou et où l’éducation a la vie familiale est ignorée.
Les activités seront basées sur le conseil et dépistage volontaire du VIH/Sida y compris la sensibilisation intense dans l’ensemble des villages des aires de santé communautaire des trois communes.
L’AMPLEUR ET LA VULNERABILITE DES POPULATIONS
FACE AU FLEAU
Pendant les sorties de sensibilisation dans les villages, nous avons voulu y identifier les enfants orphelins et vulnérables. C’est ainsi que nous avons ciblé 14 villages sur les 62 qui composent les trois communes : 39 familles enquêtées pour 91 enfants orphelins de père ou de mère ou les deux.
Appui vestimentaire
Appui état civil
Appui embouche pour la famille
Durant trois mois un suivi sur le terrain de ces familles a été réalisé par les animateurs pour une prise en charge psychosociale et contrôler leur activité d’embouche. C’est une situation inquiétante qu’il faut éradiquer en amenant la communauté à se responsabiliser elle même dans le processus de cette lutte.
Au Mali certains groupes vulnérables constituent une préoccupation majeure dont la population rurale de nos zones d’interventions à savoir :
- les vendeuses ambulantes compte tenu de la foire hebdomadaire de Fatoma très importante dans la Région de Mopti,
- le parc a bétail point de rencontre des gros camions et leurs locataires, les marchands de bétail et les coxers.
CONSTAT DE NON FREQUENTATION DE LA POPULATION AU CCDV
Compte tenu de tous ces facteurs nous nous engageons avec la population elle-même au travers de leur propre structuration à donner toutes les informations nécessaires pouvant conscientiser ces populations à aller vers le changement de comportement positif vis à vis du VIH/SIDA. Pour cela il faut un programme à long terme avant d’aboutir à une intégration totale et réussie du C C D V au CSCOM. Ceci est possible sur le plan participatif des populations au centre de conseil et dépistage volontaire. Malheureusement pour le moment ce n’est pas le cas. 90% des personnes dépistées par le CCDV l’ont fait en stratégie avancée dans les villages où nous menons d’abord des sensibilisations intenses pour amener ces populations à accepter le dépistage volontaire.
Nos campagnes de sensibilisation continuent malgré les moyens financiers manquants. Les activités sont menées de façon satisfaisante avec l’ensemble de ces communautés engagées et motivées pour défendre leur santé et celle de leurs familles à travers des actes quotidiens et concrets que ces acteurs exécutent sur le terrain à titre d’information et d’éducation.
Les résultats obtenus sont dus à plusieurs facteurs:
- Le personnel du projet est issu du milieu.
- Les stratégies d’approches aux populations sont connues par les animateurs du projet
- La confiance liant les animateurs et la population
- Les méthodes de communication adaptées utilisées pour passer les messages ont favorisé ce climat de confiance.
C’est pourquoi même pendant l’arrêt du financement, nous avons maintenu ce contact avec nos cibles. Cela nous a permis d’obtenir l’engagement de toute la population des 3 communes.
Le présent projet vise l’information et le dépistage comme principale activité dans l’ensemble des aires de santé pour promouvoir la fréquentation massive des populations au centre du dépistage volontaire et de ses antennes avec quiétude et confiance.
LES ACTIVITES
SUR LE DOMAINE DE LA PTME
Dans le cadre de la prévention de la transmission mère enfant, beaucoup de sites de PTME ont vu le jour et se sont développés à travers tout le pays. Nos communes ne sont pas en marge de ces activités de la PTME. Un accent particulier est mis sur les femmes enceintes dans nos activités de formation et sensibilisation de ces femmes à commencer par leur fréquentation dans les centres de santé communautaire, surtout pendant la grossesse, pour la CPN avec la prévention du VIH/SIDA à travers le dépistage. Cette non fréquentation des femmes dans les structures sanitaires est dû à plusieurs facteurs
- Manque d’argent,
- Accès difficile et distance
- Soins traditionnels priorisés en cas de complication etc.
Nous allons nous atteler à la sensibilisation rapprochée, c'est-à-dire des consulting, des visites à domicile, une communication interpersonnelle etc....... pour amener toutes les femmes à adhérer au dépistage volontaire du VIH/SIDA (surtout les femmes enceintes) qui font parties des cibles les plus exposées et difficiles également à atteindre.
Dans le processus de la lutte contre le VIH/SIDA nous avons impliqué beaucoup de femmes afin qu’elles soient des leaders pour informer leurs pairs qu’aller dans un centre de santé ne veut pas dire qu’on est malade ou même atteint par le sida. Le CCDV est à leur disposition pour toute information relative au VIH/SIDA et le dépistage volontaire
SUR LE DOMAINE DE L’EDUCATION
LES REGLES RELATIVES A LA PREVENTION, A LA PRISE EN CHARGE ET AU CONTROLE DU VIH/SIDA FIXE PAR LA LOI N° O6- 028 DU 29 JUIN 2006 DANS SA SECTION 1, ARTICLE 2 L’EDUCATION EN MATIERE DE VIH /SIDA DANS LES STRUCTURES DU FORMEL ET DE NON FORMEL.
Nous a permis d’approcher nos différentes écoles fondamentales dans ce cadre par une stratégie d’animation dans les classes avec l’accord des directeurs et enseignants dont 3 heures par semaines pour la 7e ,8e et la 9e .
Toutes ces actions menées sont supervisées par certains acteurs locaux de l’éducation notamment:
- Les parents d’élèves
- Les comités de gestion scolaire
- Les directeurs et enseignants
- Les autorités politiques et l’administration
Dans le projet actuel, nous avons ciblé toutes les écoles fondamentales des 3 communes qui avaient d’ailleurs adhéré dans le processus depuis l’ouverture du centre avec des actions que nous avons eu à mener durant cette période. L’adhésion des acteurs d’éducation dans ce nouveau projet n’a pas fait défaut.
Les portes des écoles n’ont jamais été fermées pour nos activités de sensibilisation depuis ces années favorisant l’implication du corps enseignant dans tout ce que nous faisons dans le cadre de lutte contre le VIH/SIDA dans nos localités.
Le projet interviendra dans l’ensemble des écoles des trois communes dont 19 écoles réparties comme suivent:
-La commune de Fatoma 10 écoles dont 1 second cycle à Fatoma chef lieu/Commune
- La commune de Kounari 6 écoles dont 1 second cycle à Manako chef lieu/Commune
- La commune de Bassiro 3 écoles dont 1 second cycle à Sampara chef lieu/Commune
Mis à jour (Lundi, 18 Juillet 2011 05:44)



