Dimanche 18 Décembre 2011
Dimanche 18 décembre 2011
Depuis trois jours je suis à Kénitra entre Tanger et Rabat dans l’attente de mon visa. Les deux Mercédès ont un problème mécanique demandant une réparation.
Une pluie fine et incessante humidifie l’air ambiant. La température avoisine les dix degrés à la tombée de la nuit. Le froid a envahi mon corps depuis mon arrivée au Maroc. Je frissonne et ne parviens pas à me réchauffer. Emmitouflée dans mon sac de couchage en plein milieu de la journée, je ressemble à une momie. A plusieurs reprises les marchandises ont été déballées malgré ce mauvais temps. Il fallait voir l’essaim de curieux venus marchander les différents vélos descendus de la galerie d’une voiture.
On dort dans un appartement vide de tout meuble. Pas de chauffage, ni d’eau chaude. Le carrelage est froid. Je dors entre mes deux amis Maurice et Sarre qui ne cessent de redoubler d’attention. Maurice, plus particulièrement, a toujours un regard bienveillant, une parole encourageante, un geste protecteur. Hier soir ils sont sortis boire dans un bar tout proche. Je n’ai pas voulu les accompagner préférant m’isoler un instant et poser mon esprit. Les commentaires reçus à leur retour me confortent dans ma vision de l’Afrique.
Je n’ai décemment pris aucune photo de ce passage à Kénitra afin de ne pas provoquer les autochtones.
J’ai froid. J’ai hâte de reprendre la route.
Mis à jour (Dimanche, 18 Décembre 2011 22:04)



