Mardi 10 Janvier 2012

Mardi 10 janvier 2012

La fin de l’année a interrompu mes récits.

Après un séjour d’une semaine à Nouakchott, je suis retournée avec mon ami Maurice en France où je me suis posée depuis cinq jours.

Nouakchott, capitale de la Mauritanie, m’a plongé dans ce milieu maintenu sous cloche de la corruption. L’équilibre entre la loi et l’illégalité est connu de tout un chacun dans ces pays africains mais hypocritement tenu sous couvert afin de maintenir ce déséquilibre persistant entre le pouvoir et la pauvreté. Un sénateur connu pour son franc parler et son combat pour voir son pays se défendre de tous ses vices m’a conforté dans cette lutte que je défendrai jusqu’au bout pour que ce qui est du à X ne revienne pas à Y. Il ouvre mes yeux à un échange de courrier avec la présidence même sur les méfaits qu’il dénonce quant aux agissements de son gouvernement. L’esclavage est une préoccupation essentielle pour les défenseurs de la liberté. L’existence d’un racisme ancré au fond même de cette communauté a entraîné le décès de nombreux noirs en moins de dix ans. L’homme de couleur noire est de plus en plus condamné. Ainsi des lois apparaissent afin de les asphyxier financièrement pour les faire retourner de façon insidieuse dans leur pays d’origine.

Maurice est inquiet pour ma sécurité. La seule fois où j’ai du me déplacer seule, il a téléphoné au chauffeur de taxi en s’adressant à lui sous forme de menace verbale. Il me tient la main pour traverser la rue et ne me laisse jamais me déplacer seule. Il ne cesse de me donner des recommandations quant aux dangers à éviter.

En fin de semaine on quitte Nouakchott en taxi avant le lever du jour. Le chauffeur retenu nous emmène jusqu’à Dakla. Maurice est obligé de se fâcher durant le trajet afin d’éviter des arrêts incessants tout y étant prétexte (thé, cigarette, repas, essence, sieste…). On traverse la frontière en fin de matinée.

En taxi, en bus, en bateau, la fatigue se fait sentir au fil des jours

Pendant les cinq jours qui suivent, c’est une succession de bus de nuit démarrant vers vingt deux heures et nous déposant vers dix huit heures qui nous amènent jusqu’à Tanger. C’est une course poursuite après un taxi, un bus, un bateau, un métro jusqu’à Toulouse puis un train jusqu’à Bordeaux.

A Barcelone, on se sépare épuisés mais contents

J’arrive deux jours avant une fête de famille.

Le voyage a été éprouvant.

 

Mis à jour (Jeudi, 12 Janvier 2012 20:48)